jeudi 17 mai 2018

• C’est le chercheur qui est l’obstacle - pas le fait de chercher - Ramesh Balsekar


Extrait d'un entretien avec Ramesh Balsekar mené par Chris Parish

WIE: Comme beaucoup de gens viennent à vous pour entendre vos conseils au sujet de leur chemin spirituel, je voudrais vous demander quelle valeur donnez-vous (s’il en est une) à la pratique spirituelle en tant que moyen d’atteindre l’éveil ? 


RB: Si une sadhana (pratique spirituelle) est nécessaire, l’organisme corps-esprit est programmé pour faire une sadhana.


WIE: En d’autres termes, si cela arrive, cela arrive ? 

RB: C’est exact. Parfois les gens me demandent, « Si rien n’est en mon pouvoir, est-ce que je dois méditer ou non ? » Ma réponse est très simple. Si vous aimez méditer, alors méditez, si vous n’aimez pas méditer, ne vous forcez pas.

WIE: Est-ce que la recherche spirituelle est un obstacle à l’éveil ? 

RB: Oui, la quête spirituelle est le plus grand obstacle à cause de celui qui cherche. C’est le chercheur qui est l’obstacle - pas le fait de chercher ; la quête se fait d’elle-même. La quête se fait d’elle-même parce que l’organisme corps-esprit est programmé pour chercher ce qu’il cherche. Alors si la recherche de l’éveil se fait, c’est que l’organisme corps-esprit a été programmé pour cette quête. L’obstacle est le chercheur qui dit : « Je veux l’éveil. »

WIE: Comment se fait-il que beaucoup de grands sages ont parlé de l’importance de la quête ? Ramana Maharshi a dit que celui qui cherche doit désirer l’éveil autant qu’un homme qui se noie désir respirer - avec ce niveau de concentration et de sincérité là. 

RB: Bien sûr. Cela veut dire qu’il faut ce genre d’intensité dans la recherche. Mais il a aussi dit : « Si vous voulez faire un effort, vous devez faire un effort ; si le destin ne l’a pas prévu, l’effort ne se fera pas ». C’est ce que Ramana Maharshi a dit. Alors vous voyez, que l’on cherche ou que l’on ne cherche pas, c’est hors de votre contrôle. Ni la recherche de Dieu, ni celle de l’argent n’est à votre crédit ou de votre faute.

WIE: Vous avez écrit dans un de vos livres qu’on est déjà arrivé à une compréhension bien profonde quand on peut dire, « Cela m’est égal que l’éveil advienne dans cet organisme corps-esprit ou non ». 

RB: C’est juste. Quand il arrive à ce stade, cela veut dire que le chercheur n’est plus présent. C’est très proche de l’éveil parce que s’il n’y a plus personne pour s’en soucier, il n’y a plus de personne qui cherche.

WIE: Mais est-ce que le résultat ne pourrait pas être une indifférence incroyablement profonde - ce qui n’est pas l’éveil. 

RB: Cela pourrait mener à l’éveil !

WIE: J’ai encore une question. Vous dites souvent que nous devrions « juste accepter ce qui est ». 

RB: Oui, s’il vous est possible de le faire - et cela est hors de votre contrôle !

lundi 7 mai 2018

• Vous n'êtes pas dans le monde... - Douglas Harding


"Ce que j'ai à partager avec vous est tellement simple que cela en est embarrassant."
Il a fait immédiatement l'expérience du doigt, en 5 minutes.
Et il a rajouté : voilà c'est aussi simple que cela. Vous pouvez tous rentrer chez vous. Mais enfin puisque vous êtes là, on va encore partager un peu de temps ensemble.
La connaissance de soi est la connaissance que le Soi n'est pas un individu dans le monde, mais l'Espace (la conscience) qui accueille le monde. "Vous n'êtes pas dans le monde, mais c'est le monde qui est en vous."

lundi 30 avril 2018


Alors, sans poursuivre les apparences, regardant directement 'celui' à qui cela apparaît, le chemin de la bouddhéité n'est guère long ! Car on verra alors notre propre face indicible.

Guendun Tcheupel

Et nous, spectateurs qui toujours, regardons les choses, et jamais Ce qui regarde. Qui nous a donc retournés comme cela ?

Rainer Maria Rilke

lundi 23 avril 2018

• Le cheminement spirituel est une solution temporaire ~ Dzongsar Khyentsé Rinpotché


 ...Le chemin lui-même doit éventuellement être abandonné, tout comme vous abandonner un bateau lorsque vous atteignez l'autre rive. Vous devez descendre une fois que vous vous êtes arrivé. Au point de réalisation total, vous devez abandonner le bouddhisme. Le cheminement spirituel est une solution temporaire, un placebo pour être utilisé jusqu'à ce que le vide soit compris.

jeudi 12 avril 2018

• Le Centre sans lequel rien n'existe... - Ramana Maharshi

Merci à Charles Coutarel d'avoir posté cette photo sur sa page Facebook !

mardi 10 avril 2018

Ma dévotion est très étrange.
L'eau du Gange n'est pas requise.
Aucun ustensile spécial n'est nécessaire.
Même les fleurs sont de trop.
Dans ce puja tous les dieux ont disparu.
Et la "vacuité" a émergé avec euphorie...

Lahiri Mahasaya

jeudi 5 avril 2018

• S'éveiller maintenant - Julie Ann


Née au Québec, Julie est Ostéopathe équin, Zoothérapeute, Équithérapeute, Massothérapeute et Naturothérapeute. Elle a fait à peut près toutes les formations, les techniques possibles et lu des centaines de livres à la recherche du bien-être, de la connaissance et de la démystification des réalités invisibles. Elle a vécu de nombreuses expériences spirituelles et mystiques et à des souvenirs très francs de ce qu’on appelle l’au-delà.
C’est lorsqu’elle a complètement arrêté toutes recherches de quoi que ce soit que, par un concours de circonstances, des enseignants réalisés sont arrivés chez elle et y sont demeurés pendant 8 jours. D’être en présence de la Conscience consciente d’elle-même a forcé la reconnaissance de celle-ci en elle.
Depuis l’automne 2017, elle a Réalisé le Soi, c’est à dire qu’elle a réalisé qu’il n’y a absolument personne à réaliser et qu’il y a absolument que la Conscience que nous sommes tous, partout.


samedi 31 mars 2018

• L’illusion est parfaite - Julie Ann


Tout, absolument tout est la conscience...

Fondamentalement, il n’y a aucune différence entre quelqu’un d’Éveillé et quelqu’un dit non-Éveillé. Ça prend un jugement pour créer cette séparation et tout ce qui est appelé souffrance part de ces jugements qui partent eux de l’identification.

L’illusion est parfaite, il n’y a personne en tant que personne personnelle pour trouver, s’améliorer, délaisser, cheminer, travailler... C’est toujours la Conscience qui expérimente en toutes choses.

C’est un magnifique jeu de la Conscience qui se goûte en tant qu’expérience à travers toutes ces textures d’expérimentations.

La Conscience se révèle à elle-même en temps et lieux. Il suffit de laisser la source de la vie que nous sommes Être et laisser traverser toutes ces délicieuses textures en cette tranquillité qui observe et goûte cela.


mercredi 28 mars 2018

• C'est la Conscience qui se goûte et s'observe à chaque instant - Julie Ann Robitaille


À l'automne 2017, il y a eu l'éveil total, ce que les sages appellent la réalisation du Soi.

Lorsque cela arrive, il est vu que nous sommes La Présence même, nous sommes la source de toutes choses, que nous sommes tous UN, qu’il n'y a pas de séparation, que le personnage que nous croyons si fort être n'existe pas. Tout le monde est déjà réalisé mais très peu le savent à cause du voile de l'identification. Il n'y a pas de hiérarchie, chacun est Le Maître, le TOUT. Tout est parfait maintenant, il n'y a qu'à profiter du voyage sans lutte, goûter la vie dans toutes ses saveurs sans condition.

C'est la Conscience qui se goûte et s'observe à chaque instant. Lors de la Réalisation, il est aussi vu que le temps est une illusion, il n'y a que maintenant. La souffrance se situe en dehors de maintenant et dans l'illusion d'être une personne.

C'est un résumé très sommaire de ce qui est vécu au moment de la Réalisation car aucun mot ne peut traduire cela. La vie se dévoile à chaque maintenant dans son immense sagesse et peut être accueillie dans toute sa splendeur quand il n'y a plus le filtre de l'ego.

Lorsque cela est vu, c'est la fin de la souffrance, de la dualité, de la lutte contre la vie elle-même. Ce que l'on Est, nous le sommes maintenant, nous l'avons toujours été, le serons toujours, c'est la seule chose qui est permanente, ça ne bouge jamais, c'est éternel.

Toutes les barrières tombent. Il n'y a plus de peur car il est vu qu'il n'y a personne à protéger. C'est la fin de la souffrance car il est compris que la vie n'est pas une affaire personnelle. La merveilleuse Présence que nous sommes peut alors s'installer pour exprimer sa pleine expression sans être restreinte par l'identification et nous restons à bord du bateau de la vie afin d'observer toutes les merveilles de celle-ci émerger à chaque instant et d'en savourer chaque expérience intensément puisque totalement présent à la vie, sans condition.

Lors de la Réalisation, il y une transformation radicale qui fait en sorte que le mental s'efface et la connaissance émerge spontanément. C'est le mouvement de vie qui s'exprime à chaque instant. L'apparence de ce corps devient totalement au service de la vie. Il n'y a plus rien de personnel.

C'est l'Ultime Paix, l'Amour, la Joie pure. Il n'y a pas de mot pour décrire Cela.

Quelle beauté !

Dans la Paix, l'Amour et la Joie infinis qui émergent de ce que l'on est.

Julie Ann


Rencontres et Événements à venir : 

lundi 26 mars 2018

• Vous n'êtes pas ce que vous croyez être - Bernard Harmand et Alain Jacquemart

Ce livre a une ambition modeste mais réelle, celle de permettre à un Chercheur spirituel contemporain de mener à bien sa recherche en se dépouillant de préjugés trop encombrants afin de lui permettre de retrouver la légèreté d’une liberté qui n’est pas à confondre avec un laxisme complaisant mais qui est absolument nécessaire pour une recherche véritable.

Son titre volontairement paradoxal montre en lui-même toute la finesse et l’exigence de la Recherche.

Pour cela l’auteur explore et met en valeur le témoignage de Bernard Harmand, l’une des rares personnes en Occident ayant « Réalisé sa Vraie Nature » et n’étant plus identifiée à aucune fonction, y compris celle de Maître ou d’enseignant. Il n’a que faire de ces titres qu’il s’est toujours vivement opposé à endosser, refusant de faire des conférences, des stages, des livres, des Satsangs.


Alain Jacquemart, pour le côtoyer depuis maintenant neuf ans, peut témoigner que c’est un « Être libéré », les événements extérieurs n’ayant plus prise sur lui. La seule concession qu’il accepte est le témoignage. Après le premier livre publié aux Deux Océans qui retraçait son parcours de vie, ce nouvel ouvrage a pour but de « fixer » sans le momifier, l’essentiel de ce témoignage. Il aidera, tous les chercheurs sincères dans ce qu’il a d’universel, à progresser, chacun selon ses moyens. Bernard Harmand a toujours dit à l’auteur qu’il fallait rester vrai, ne faire aucune concession sur cette « Merveille de la Réalisation » comme il l’appelle et il pense que tout chercheur véritable et sincère est à même de trouver la voie juste.

Les sujets abordés sont très divers et permettront à chacun de trouver des points de réflexion intense sur la vie, la mort, l’Amour, le sens du monde, la souffrance, la recherche, la religion... Bernard n’utilisant pas la langue de bois, certains aspects pourront choquer.
 © Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Les deux Océans

La Réalisation n’a rien à voir  avec « l’instant présent » !

Les lecteurs de ce livre ont déjà dû se rendre compte que Bernard envoyait valser les « idées reçues », les « concepts à la mode » et déstabilisait par son franc-parler, issu directement de sa propre expérience, tout touriste voulant faire une gentille visite dans le monde « spirituel ». Une fois de plus, dans une question que je lui posai récemment, il fit une réponse qui me bouleversa par la justesse de son analyse et la profondeur de ses implications. Je vous la livre comme un cadeau venu du ciel ! 

Auditeur : À notre époque on assiste, me semble-t-il, à un culte hédoniste et narcissique de « l’instant présent » de « l’ici et maintenant » largement relayé et rabâché dans les cercles « new age ». Que penses-tu de cet instant présent et de ceux qui disent : « L’Éveil, c’est juste être ici et maintenant et vivre l’instant présent. »

Bernard : Bon, tout d’abord tu sais que je n’aime pas du tout ce mot « éveil » parce qu’il ne correspond absolument pas, non seulement à l’idée que j’ai eue durant toutes mes années de recherche du But ultime auquel j’aspirais timidement bien sûr mais avec Passion, et surtout à ma propre expérience de Réalisation de ma Véritable Nature. Ce terme « éveil » par contre va très bien avec le bouddhisme, le new age comme tu dis, que je connais mal, et les différents groupes spirituels en tous genres qui justement, eux, parlent à tout rompre de ce fameux « ici et maintenant » et de « l’instant présent ». Prenons quelques définitions du Grand Larousse : – « instant présent » : moment très court… ; – « présent » : qui existe dans le temps où l’on parle, actuel ; – « ici » : dans le lieu où l’on se trouve ; – « maintenant » : à présent. Pourquoi ces définitions ? Simplement pour rappeler que si, comme le disent ceux que tu cites, « l’Éveil, c’est juste être ici et maintenant et vivre l’instant présent », alors la Réalisation n’a rien à voir avec cet éveil. Pourquoi ? C’est très simple… L’instant présent est un moment très court qui existe dans le temps où l’on parle… Instant… très court, mais instant quand même donc notion de temps ! Ici et maintenant : dans le lieu où l’on se trouve en ce moment… c’est-à-dire qu’il y a une notion de temps (instant - maintenant) et d’espace (ici). L’Être Réalisé n’est aucunement concerné par l’espace-temps, et ce n’est ni une idée, ni une affirmation livresque, mais ma réalité. 
Mais tu vois, cher Alain, ce n’est pas simple les mots, car en répondant à ta question je vois bien que tu vas me dire qu’encore une fois, il y a une contradiction et, dans un sens, tu as bien sûr raison ! Mais dans un sens seulement et le moins intéressant, celui justement des mots, contradiction dans la forme que je dois utiliser, mais pas dans le fond ! La voilà la contradiction cher Alain : Ramana, en fin de vie, entendait les gens se lamenter du prochain départ de Ramana et lui de répondre très souvent : « Ils disent que je vais partir… mais où pourrais-je aller ? Je Suis ici… » Que veut-il dire par ce « Je Suis ici » ? Je dis d’ailleurs à peu près la même chose à mes proches et à toi, cher Alain (proche s’il en est et le mot est faible). « Je ne peux pas partir ! Qui partirait ? » Il n’y a personne finalement… ni pour partir, ni pour rester et cependant je suis là éternellement… Et c’est vrai ! 
Ce que je viens d’écrire est tellement fort que mes mains, ou plutôt mon doigt de la main droite tremble (ce soir je ne ressens pas bien le reste de mes mains…). Ce ne sont que des mots pourtant, mais je ressens dans toutes les fibres d’un corps pourtant usé (il paraît) la force incroyable qu’ils véhiculent par cette vérité qu’encore une fois les mots ont bien du mal à correctement exprimer. 
Mais tout de même, en lisant cela sans l’intellect, mon cher Alain, tu vas ressentir dans la crypte de ton Cœur CE que tente de faire passer ce Bernard qui reste Émerveillé par cette sublime fusion. Quel bonheur ! Il faut donc que je redescende (pour pouvoir continuer à écrire, NDLR). Oui, disons que Ramana voulait simplement dire « JE SUIS », « je suis là », c’est pour les disciples, pour les rassurer, c’est de l’Amour vrai, simple, humain. Tu sais bien, cher Alain, que les individus ont besoin de mots, ils ont besoin d’être rassurés, et mieux, ils ont besoin de tant d’Amour. Il m’arrive également de « tomber » dans l’excès, mais par Amour également, pour rassurer essentiellement les personnes qui ne sont pas très avancées sur ce merveilleux chemin de la Réalisation et que la « Vérité toute nue » semble effrayer… Et je peux dire à certains : « je serai toujours à tes côtés », « je ne peux pas te quitter » et tu comprends bien que la forme n’est pas possible, mais le fond est vrai…

dimanche 25 mars 2018

• Le rêve qui semblait si réel cessa - Nisargadatta Maharaj


Alors que j'étais complètement
Immergé dans les mots de mon Satguru

Ses mots s’imposèrent comme la
Vérité Eternelle

Tous les concepts et croyances
disparurent simplement…

Tous les problèmes semblaient
irréels

Les doutes s’effondrèrent…

Les plaisirs et la souffrance
semblaient également illusoires…

« Trigunas » (les trois attributs : sattva - rajas - tamas)
devinrent irréels
La trinité (le connaisseur - le fait de connaître - la connaissance) disparut…

La naissance elle-même semblait n’être qu’imagination
et la mort cessa ainsi d’exister.

La Liberté est la liberté 
de « l’emprise des concepts » 
de toutes les sortes de concepts…

La Véritable Liberté est la liberté 
du concept même de Liberté

Ce n’est pas que j’ai trouvé
toutes les réponses…

En fait « celui qui se posait » les questions
est mort

J’étais à la recherche de moi-même…
…pendant la recherche,
le soi-disant « chercheur » a disparu
et la recherche s’est achevée.

Ce qui a toujours existé
persiste éternellement

Ce qui n’a jamais existé
simplement disparaît !

La Compréhension apparut…

L’ignorance et la connaissance
n'étaient que les deux faces
de la même pièce de monnaie

Le rêve qui semblait si réel
cessa…

Maintenant mon Silence parle…
Ma Vacuité est pleine !


vendredi 23 mars 2018

mardi 20 mars 2018

• La danse de l'instant - Charles Coutarel

 La Réalisation de Soi, « l'éveil », c'est retrouver en soi ce qui est réel ; l'Etre véritable, au delà des jeux imaginaires de la personne conditionnée, et se relier à cela. C'est finalement l'invitation en soi à vivre de façon authentique. 
Suis-je vraiment ce personnage de représentation fantoche et fantasque qui se modifie et se modèle au gré des circonstances ; des attirances ou répulsions, des désirs, des opinions, des fréquentations et influences diverses et surtout bien sûr du regard de l'autre... ? 
Sommes-nous prêts à nous rencontrer véritablement et à ne plus nous raconter d'histoire ?
L'invitation de l'investigation est de retourner l'attention de la conscience sur elle même, et de voir ce qui est là, toujours, mais jamais reconnu ni exploré car non objectif. 
Ce qui est important, ce n'est pas ce dont nous sommes conscient. Ce qui est important c'est ce qui en nous est la conscience de toutes ces perceptions, c'est cette conscience elle même ! 
Dans une langue précise et poétique, Charles Coutarel nous dit que l'essentiel est le principe de l'attention, ou "Attention Consciente", le rappel direct et pratique à l'être en nous, au-delà de toute identification personnelle, et libre.
La vie dans son ensemble est un processus de création, de croissance et de développement. Tout être est ici pour participer à cela, à la réalisation et à l'incarnation du principe de l'Etre dans ses qualités fondamentales... La Conscience et l'Amour. Sa Danse et son Chant...

© Extraits publiés avec l'aimable accord des Éditions Accarias-L'Originel : 

Eaux nettes.

Je n’ai rien d’autre à partager que l’instant et sa conscience,
notre Conscience et Être. Tout est là, la rencontre, le rassemblement et le partage. C’est la seule Invitation. Réaliser Cela.
On peut écrire et décrire toutes sortes d’histoires, elles ne sont
là que pour évoquer, nous rappeler notre Nature véritable.
Seul le Présent est Grand ! Les mémoires babillages.

Nous ne sommes pas ces personnages que nous pensons être.
Ni leurs histoires ni leurs souffrances. Ces personnages sont
en souffrance de notre Identité véritable sous le jeu du masque
d’une forme d’identité « empreintée ».

Il n’y a personne pour témoigner ; le témoignage s’évidence
de lui-même, infniment. La rencontre est toujours dans l’instant. 
Rien d’autre. Pure information.

Notre Nature est Pur Amour, Pur Être, Pure Conscience.
C’est ce que nous sommes vraiment.
Tout se trouve en vous, ne cherchez pas ailleurs !…

L’Investigation de Soi est libre.


C’est la conscience elle-même qui s’interroge pour se connaître
et se reconnaître. C’est une simple redirection de conscience,
d’attention.

Habituellement la conscience s’oriente spontanément sur les
objets de perception, quels que soient ces objets – y compris le
prétendu sujet et ses pensées. La conscience s’oublie.

L’invitation de l’investigation est de retourner l’attention de
la conscience sur elle-même, et de voir ce qui est là, toujours,
mais jamais reconnu ni exploré car non objectif.

Rien de ce qui est objectifable n’est nous, mais cela nous
avons besoin de le redécouvrir vraiment par nous-même, pris
que nous sommes au jeu de nos propres identifications.

Ce qui est découvert là, c’est ce que nous sommes vraiment.

C’est libre.

« Indivise dualité »

L’individualité en soi n’existe pas, sinon comme pur concept.
C’est une « indivise-dualité » ; ce qui veut dire qu’il n’y a pas
de division, pas de séparation.
La Conscience de la Source et la Source de la Conscience sont
Une. Ni sujet ni objet.
La Génèse, le « procès d’intention », le « jugement premier », le « Drame de la Chute » sont nuls et non advenus.
Ainsi en est-il de la rédemption et du Jugement Dernier.

Là est l’Apocalypse et sa Révélation.